Le mot du Maire

Le Mot du Maire

L’année 2022 est marquée par l’élection présidentielle en avril, puis les élections législatives au mois de juin. Il s’agit de deux échéances importantes pour notre pays.
En premier lieu, il faut souhaiter que la démocratie s’exprime pleinement, notamment à travers un taux de participation fort. En second lieu, il faut espérer que les propositions des différents candidats qui seront élus dans les différents scrutins répondront aux attentes des Français et Françaises. Comment améliorer le pouvoir d’achat ? Notre modèle social est-il en danger ? Comment conjuguer croissance économique et ambitions environnementales ? Quelles ambitions en matière de santé, d’éducation, de sécurité… Je pense que ce sont les quelques thèmes forts sur lesquels chacun attend celles et ceux qui prétendent à la fonction de Président de la République ou siéger à l’Assemblée Nationale.
Pour une collectivité locale, c’est aussi un moment important.
Sans être exhaustif, nous pouvons citer l’impact des politiques sur les finances communales, sur les contours de nos missions, sur nos relations avec l’Etat…
En matière de finances locales, le mandat qui s’achève aura été marqué par la suppression de la taxe d’habitation qui, si elle profite à la plupart de nos habitants, est une décision qui affaiblit l’autonomie financière et fiscale des collectivités locales. C’est vraisemblablement un élément de fragilité pour les années à venir avec lequel il va nous falloir composer dans notre gestion quotidienne.
La crise sanitaire que nous vivons depuis près de 2 ans a démontré le rôle essentiel des élus locaux et des agents communaux, caractérisés par une proximité, une capacité d’adaptation et une certaine agilité. Le mille-feuille territorial demeure illisible pour des nombreux citoyens.
La décentralisation et la simplification de nos organisations doivent se poursuivre. La loi 3DS « Différenciation, Décentralisation, Déconcentration et Simplification de l’action publique locale » avait suscité un certain engouement pour finalement ne rien changer dans le mode de fonctionnement de nos instances.
Depuis de trop nombreuses années, l’action politique est marquée par une absence de stratégie d’aménagement des territoires, sauf au niveau des métropoles. La crise sanitaire, comme la crise du logement requestionnent cette stratégie et mettent en exergue la nécessité d’une vraie politique d’aménagement du territoire.
Notre pays à de nombreux atouts, mais sans doute aussi quelques freins. Notre choix en avril doit nous permettre de consolider les premiers et corriger progressivement les seconds.
Soyez nombreuses et nombreux à participer aux rendez-vous démocratiques de ce premier semestre.

Gérard OGIEZ